Quotation from Moshe Sharett “Souhaitons une nouvelle guerre avec les pays arabes” — May 26 1955
Ministre des affaires étrangères, 1948-1956, et Premier Ministre 1954-1956, paraphrasant les propos de Moshe Dayan sur le souhait d’une nouvelle guerre.
- Sharett, Moshe (1894-1965) ( 10 quotations )
- International law does not matter ( 38 quotations )
- "Land of Israel" or variable geometry "biblical lands ( 43 quotations )
- Colonization: never more than breaks ( 58 quotations )
- Colonial optimism ( 38 quotations )
- Only strength gives the right ( 37 quotations )
"En résumé : Nous n'avions [a dit Dayan] aucun besoin d'un pacte de défense avec les États-Unis. Au contraire, ce serait à notre détriment. En tout état de cause, nous ne serions pas menacés par la supériorité militaire arabe au cours des 8 à 10 prochaines années. ... Un pacte de défense nous lierait les mains et nous priverait de notre liberté d'action, ce qui était précisément ce dont nous avions besoin au cours des prochaines années. Les actes de représailles, que nous ne pourrions pas entreprendre dans les conditions d'un pacte, sont notre élixir de vie. ... ils nous ont aidés à maintenir le pays et l'armée sur leurs gardes. Sans eux, nous n'aurions pas une nation imprégnée d'un esprit combatif. Sans cela, nous serions perdus. .... Pour que les jeunes continuent à s'installer dans le Néguev, nous devons tirer la sonnette d'alarme sur ce danger.
"
Ses conclusions [celles de Dayan] étaient claires. Ce pays n'avait pas de soucis internationaux, pas de problèmes économiques, la question de la paix n'existait pas, ce qui se passait dans la région ou dans le monde entier n'avait pas d'importance. Ce pays pouvait, mieux encore il était obligé, de prendre ses décisions de manière intéressée, de vivre par l'épée et de considérer l'épée comme le moyen, sinon l'unique moyen, de remonter son moral et de maintenir un moral élevé dans ses rangs. Pour y parvenir, il est permis, voire obligatoire, d'évoquer des dangers et d'adopter ensuite un système de vengeance sanglante. Surtout, si seulement une nouvelle guerre éclate avec les pays arabes, alors nous nous sortirons de tous nos problèmes et nous serons libérés (un lapsus révélateur... : "Ben Gourion lui-même a dit qu'il vaudrait la peine de payer un million de livres à un Arabe pour déclencher une guerre ! ")
"To sum up: We had [said Dayan] no need of a defense pact with the US. On the contrary, it would be to our detriment. In any event, we would be in no danger from Arab military superiority for the next 8-10 years. … A defense pact would tie our hands and deny us freedom of action, which was precisely what we needed over the next few years. Acts of reprisal, which we would be unable to undertake under the conditions of a pact, are our elixir of life. ... they assisted us in keeping the country and the Army on guard. Without them we would not have a nation imbued with a fighting spirit. Without that we would be lost. .... In order that young people will continue to settle the Negev, we must sound the alarm on this danger.
"
His [Dayan’s] conclusions were clear. This country had no international worries, no economic problems, the question of peace did not exist, what occurred in the region or in the entire world was unimportant. This country could, better still it is obliged to, make its decisions self-interestedly, to live by the sword and to see the sword as the means, if not the only means, of raising its spirits and maintaining high morale among its ranks. To achieve this it was permissible, nay, obligatory, to conjure up dangers and then adopt a System of bloody vengeance. Above all, if only a new war erupts with the Arab countries, then we will extricate ourselves from all our problems and be freed (a telling slip of the tongue: « Ben Gourion himself has said that it would be well worth our while to pay an Arab a million pounds to start a war ! »)
Moshe Sharett, My Struggle for Peace: The Diary of Moshe Sharett, 1953–1956, Indiana University Press, 2019, pp. 880-81.
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