Quotation from Benyamin Netanyahou “Les USA… Je les connais bien. Tu peux les manipuler comme tu veux” — Jul. 15 2010

Lors de la visite d’une famille dans la colonie d'Ofra, en 2001, Netanyahou explique que tout est permis grâce au soutien américain, comment il a stoppé les accords d’Oslo, et que les Palestiniens doivent être écrasés. La vidéo prise secrètement n’a été divulguée qu’en 2010.

Author : Thematics :
" Benjamin Netanyahou : « Aujourd’hui, tout le monde comprend le slogan ‘les colonies sont là’. Ce slogan est partout. Quelle est la différence ? Qu’est-ce qu’il veut, Arafat ? Une immense colonie appelée Tel Aviv. Pour les Palestiniens, les eaux territoriales, je suppose, sont à eux aussi. Qu’ils veuillent nous jeter à la mer, c’est une évidence, et beaucoup plus loin encore. Avant tout, il faut les frapper, non pas une fois, mais plusieurs, et si violemment, que le prix à payer soit très élevé. Jusque là, il a été supportable. Une attaque massive contre l’Autorité Palestinienne, qui leur fasse croire que tout va s’écrouler. C’est la peur qui les fait… »
Un colon : « Mais attends, on dira que nous les agressons… »
BN : « Qu’ils disent ce qu’ils veulent ! »
Le colon : « Et tu n’as pas peur de ce qu’ils vont dire, Bibi ? »
BN : « Non ! Surtout aujourd’hui, avec les USA… Je les connais bien. Tu peux les manipuler comme tu veux, et les faire aller dans la bonne direction. Et même s’ils disent quelque chose… Ils vont dire quelque chose, et alors ? 80% des américains nous soutiennent ! C’est idiot ! Nous avons un tel soutien là-bas et ici, on pense à ce qu’on devrait faire ‘si’…
Tu vois, je n’ai pas eu peur de manipuler Clinton. Je n’ai pas eu peur de me confronter à lui, ni d’aller contre l’ONU. »
Le colon : « Que s’est-il passé avec les accords d’Oslo ? »
BN : « Les accords, bon, ils ont été ratifiés par le Parlement. On m’a demandé avant les élections : les respecterez-vous ? J’ai dit oui mais sous réserve de réciprocité. Et en accordant les retraits au compte-goutte. Mais comment faire ? J’ai donné ma propre interprétation des accords pour éviter l’histoire des frontières de 67. »
Un colon : « Comment avons-nous réussi à faire ça ? »
Benjamin Netanyahou : « Personne n’a réussi à définir ce que sont les ‘Installations militaires’. Pour moi, ce sont des zones de sécurité. La Vallée du Jourdain dans sa totalité est une ‘Installation militaire’. Personne n’a… Oui, comme la Vallée Beit She’an. Va savoir. Mais après se posait la question de savoir qui définirait ces ‘Installations militaires’. J’ai reçu une lettre du Secrétaire d’État W. Christopher, adressée à moi et à Arafat, qui disait qu’Israël, et  Israël seulement, aurait la légitimité à statuer sur leur existence, leurs emplacements, leurs tailles.
Ils n’ont pas voulu donner cette lettre. Donc j’ai refusé de ratifier les accords d’Hébron. J’ai interrompu la réunion et j’ai dit : ‘je ne signerai pas’. Et c’est seulement quand la lettre est arrivée pour moi et Arafat, que j’ai signé les accords d’Hébron. Ou plutôt ratifié puisqu’ils étaient déjà signés. Pourquoi est-ce que c’est important ? Parce qu’à cet instant, en fait, j’ai mis un terme à la réalisation des Accords d’Oslo. Il vaut mieux donner 2% que 100%. Et voilà le choix auquel nous sommes confrontés. Tu as donné 2% plutôt que 100%, et tu as empêché le retrait. La sagesse n’est pas d’être là et de tout casser, mais plutôt d’être là et de payer le minimum. »

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" BN : Today, everyone understand the slogan « The settlements are here ». It is everywhere. What is the difference ? What do you think Arafat wants ? He wants one big settlement that is called Tel Aviv. As far as they are concerned, I think, the territorial waters are also theirs. That they want us to be pushed into the sea is obvious, but only further away… The main thing is, first of all, to strike them, not once but several times, so painfully that the price they pay will be unbearable. So far, the price-tag is not unbearable. [I mean] a large scale attack on the Palestinian Authority, causing them to fear that everything is about to collapse. Fear is what brings them to…
Settler : Hold on, but then again, the world will say that we are agressors.
BN : They can say whatever they want
Settler : Aren’t you afraid of what they’ll say, Bibi ?
BN : No - especially today, with the US. I know how they are. America is something you can easily manoeuver and move in the right direction. And even if they say something… So then they say something. So what ? 80 % Americans support us ! It’s absurd ! We have such support there, and here we are thinking what we should do « if ». Look, I wasn’t afraid to maneuver [the Clinton administration]. I wasn’t afraid to confront Clinton. I wasn’t afraid to go against the UN.
Settler : What happened with the Oslo accords ?
BN : The Accords, which were ratified by Parliament, I was asked before the (1996) elections : « Will you fulfill them ? » I said : « Yes, subject to reciprocity and minimizing pull-outs ». But how one can minimize the [obliged] pull-outs ? I gave my own interpretation of the agreements, in such a way that will show me to stop the race back toward the 1967 borders. How did I manage to do this ? Nobody decided what « Military Facilities » are. So I also defined them as being security zones. The entire Jordan valley, for me, is a « Military Facility ». Nobody has…
Settler : Yes, like the Bet She’an valley.
BN : You see, go figure. But there there was the question of who defines these « Military Facilities » ? I received a letter from (Secretary od State Warren) Christopher to me and to Arafat at the same time, saying that Israel, and Israel alone, will define the « Military Facilities », their locations and size. Now, they didn’t want to give this letter so I refused to ratify the Hebron Accords (of 1997), I stopped the government meeting and I said « I won’t sign ». And only when the letter has arrived, during that meeting, to me and to Arafat, I signed the Hebron Accords. Or ratified it, if to be exact, it was already signed. Why is this important ? Because at that very moment, in fact, I halted the fulfillment of the Olso agreements. It’s better to give 2 % than 100 % and this is the choice we are facing. You gave 2 %, but you stopped the withdrawal, rather than 100 %. The wisdom is not to be there and break, but rather to be there and pay the minimum. "

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