Citation de Martin Buber “Le sang est une force qui constitue nos racines et nous vivifie” — 1909
Montrant au cours de sa jeunesse qu’il partage, avec une couche métaphysique additionnelle, les conceptions racialistes de la plupart des fondateurs du sionisme.
- Buber, Martin (1878-1965) ( 7 citations )
- Supériorité / différence juive ( 39 citations )
"[...] Le sang est une force qui constitue nos racines et nous vivifie, [...] les couches les plus profondes de notre être sont déterminées par lui, [...] notre pensée, notre volonté lui doivent leur plus intime coloration. [...] Le monde environnant est le monde des empreintes et des influences, alors que le sang est le domaine de la substance impressionnable et influençable, qui les absorbe et les assimile toutes en une forme qui lui est propre. [...] Au premier stade, le peuple représentait pour lui le monde extérieur ; maintenant il représente l'âme. Il est pour lui cette communauté d'hommes qui ont été, sont et seront cette communauté de disparus, de vivants et d'individus encore à naître, qui tous ensemble constituent une unité. [...] Et si la substance peut encore devenir une réalité pour le juif, cela est dû au fait que l'origine ne signifie pas seulement une simple connexion avec un passé révolu, mais qu'elle a déposé en nous quelque chose qui ne nous quitte à aucune des heures de notre vie, qui en détermine chaque tonalité et chaque nuance, et marque de son empreinte tout ce que nous faisons et qui nous advient : le sang, le plus profond et le plus puissant substrat de l'âme.
"
"[B]lood is a deep-rooted nurturing force within individual man [...] the deepest layers of our being are determined by blood [...] our innermost thinking and our will are colored by it. Now he finds that the world around him is the world of imprints and of influences, whereas blood is the realm of a substance capable of being imprinted and influenced, a substance absorbing and assimilating all into its own form [...] The people are now for him a community of men who were, are, and will be — a community of the dead, the living, and the yet unborn — who, together, constitute a unity […] That his substance can, nevertheless, become a reality for the Jew is due to the fact that his origin means more than a mere connection with things past; it has planted something within us that does not leave us at any hour of our life, that determines every tone and every hue in our life, all that we do and all that befalls us: blood, the deepest, most potent stratum of our being.
"
« Le judaïsme et les Juifs » (1909). Cité par Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008, pp. 360-36
N°C594 Signaler un problème