Citation de Moshe Sharett “Nous sommes venus au contraire dans le but de conquérir un pays et de la ravir au peuple” — Feb. 12 1914

Futur second 1er Ministre d’Israël, qualifié plus tard de « modéré », dans une lettre envoyée d’Istanbul à ses amis de Tel Aviv.

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" Nous avons oublié que nous ne sommes pas venus sur des terres vierges pour en hériter : Nous sommes venus au contraire dans le but de conquérir un pays et de la ravir au peuple qui l’habite et le gouverne en vertu de sa langue et de sa culture barbare. […] Récemment, les journaux ont publié des éclaircissements à propos « des malentendus réciproques » entre nous et les Arabes, mais aussi à propos des « intérêts communs » [et] de « la possibilité que les deux peuples puissent vivre ensemble dans l’unité et dans la paix. » […] Ne nous laissons pas leurrer par de tels espoirs illusoires […] car, si nous cessons de voir notre pays, la Terre d’Israël, comme une terre dont nous sommes l’unique propriétaire et que nous acceptons un partenaire sur nos terres, notre entreprise se videra de toute sa substance et de tout son sens. "
" We have forgotten that we have not come to an empty land to inherit it, but we have come to conquer a country from people inhabiting it, that governs it by the virtue of its language and savage culture.Recently there has been appearing in our newspapers the clarification about “the mutual misunderstanding” between us and the Arabs, about “common interests” [and] about “the possibility of unity and peace between the two fraternal peoples.”... [But] we must not allow ourselves to be deluded by such illusive hopes ... for if we cease to look upon our land, the Land of Israel as ours alone and we allow a partner into our estate, all content and meaning will be lost to our enterprise. "

Lettre envoyée d’Istanbul, publiée dans Ha’aretz le 1/12/1995. Citée par Benny Morris Victimes, Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Complexes, 2003, p. 108.

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