Citation de Yitzhak Epstein “Vit tout un peuple qui y est établi depuis des siècles et qui n'a jamais songé à la quitter” — 16 sep. 1905

Écrivain et linguiste établi en Palestine en 1886, fondateur de la première école en hébreu, parlant au cours du 7eme congrès sioniste.

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Parmi les questions difficiles liées à l'idée de la renaissance de notre nation sur sa terre, il en est une qui l'emporte sur toutes les autres : celle de notre attitude envers les Arabes. Cette question, dont notre espoir national dépend de la bonne solution, n'a pas été oubliée, mais plutôt complètement ignorée par les sionistes, et sous sa forme véritable, elle est à peine mentionnée dans la littérature de notre mouvement. Le fait qu'il ait été possible de se détourner d'une question aussi fondamentale, et qu'après trente ans de travail de colonisation, elle doive être abordée comme une nouvelle enquête - ce fait malheureux est hautement emblématique de l'irresponsabilité qui prévaut dans notre mouvement et montre que nous en sommes encore à barboter dans la question plutôt qu'à la creuser en profondeur. Nous avons oublié un fait simple : une nation entière vit sur notre Terre promise, elle s'y accroche depuis des siècles et n'a jamais envisagé de la quitter. Il est grand temps de déraciner l'idée erronée, aujourd'hui répandue parmi les sionistes, selon laquelle la terre d'Israël est en friche en raison du manque de travailleurs agricoles et de la paresse des habitants. Il n'y a pas de champs stériles - au contraire, chaque fellah fait de son mieux pour étendre sa parcelle aux terres non cultivées qui l'entourent, si cela ne nécessite pas un travail excessif. Ainsi, lorsque l'on cherche à revendiquer la terre, ne faut-il pas se poser immédiatement la question : Que fera le fellah dont nous achetons le champ ?

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Among the difficult questions related to the idea of the revival of our nation on its land, there is one that outweighs all others: that of our attitude towards the Arabs. This question, on whose proper solution depends our national hope, has not been forgotten but rather completely ignored by the Zionists, and in its true form is barely mentioned in the literature of our movement. The fact that it was possible to turn away from such a fundamental question, and that after thirty years of settlement work it needs to be addressed like a new inquiry — this unfortunate fact is highly emblematic of the irresponsibility prevalent in our movement and shows that we are still dabbling in the matter rather than delving into its core. One simple fact we have forgotten: that there lives in our Land of Promise an entire nation, that has clung to it for centuries and has never considered leaving it. It is about time that we uproot the misguided thought, now common among the Zionists, that in the Land of Israel there is land lying fallow due to the shortage of farmhands and the laziness of the inhabitants. There are no barren fields — on the contrary, every fellah does his best to extend his plot to the uncultivated lands around it, if that does not require excessive work. Thus, when we seek to lay claim to the land, should we thereupon not ask ourselves immediately: What will the fellahin whose fields we buy do?

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Dans son livre La question cachée (1907).

Citation complète dans Yaara Benger Alaluf, Pourquoi le JNF existe t-il toujours ? 

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